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 LA CUMA EN BREF :


C'est une forme de société coopérative agricole permettant aux agriculteurs de mettre en commun leurs ressources afin d'acquérir du matériel agricole.

UTILISATION PRODUITS PHYTOSANIATIRES

Suite logique du remembrement des terres agricoles réalisé au cours des années 60 à 70, l’usage des produits phytosanitaires en grande culture s’est développé au cours des années 70 à 80. On a alors assisté à l'homogénéisation des savoir-faire. Il n’y avait plus, par exemple, qu'une « bonne » manière de cultiver le blé, basée sur l’usage intensif de pesticides, et visant à maîtriser tous les facteurs gênant l'atteinte du rendement maximum : semer le plus tôt possible, semer très dru pour n'avoir que de bons et beaux épis, alimenter la culture en éléments minéraux de manière à ce qu’elle ne manque jamais de rien, assurer une couverture phytosanitaire complète en éliminant les mauvaises herbes avant leur levée et les maladies avant que les symptômes n’apparaissent. Cette protection préventive était d’autant plus indispensable que les rotations courtes, les semis très précoces, les densités fortes et l’alimentation azotée fournie " à volonté " aggravaient les risques sanitaires. La chimie prétendait résoudre tous les problèmes et les pesticides étaient devenus les pivots des systèmes de culture.

Les années 90 ont été en réaction par rapport à ces approches. Elles ont remis  l’agronomie au centre de la réflexion sur les pratiques agricoles. L’ensemble des partenaires du monde agricole (recherche agronomique, industriels du secteur, cultivateurs) ont été mobilisés, en particulier sur l'identification et la mise en œuvre de stratégies de protection de cultures économes en pesticides et en produits phytopharmaceutiques. Ensemble ils ont travaillé à la mise en pratique  de tout ceci au sein des exploitations agricoles.

Aujourd'hui l’agronomie offre non seulement des solutions techniques pour limiter les populations de bio-agresseurs, mais également un cadre de raisonnement systémique pour choisir les techniques adaptées à chaque situation. Il n’y a pas  de combinaison « type » efficace pour maîtriser les bio-agresseurs : les combinaisons sont à construire au cas par cas, selon les moyens dont on dispose et les contraintes que l’on a. C’est le renouveau de la diversité : diversité biologique (rotations longues, associations, auxiliaires) de retour dans les champs mais aussi diversité des manières de conduire les cultures. C'est la valorisation des savoir-faire locaux, des innovations technologiques et des connaissances scientifiques. Les différents acteurs formalisent une démarche de réflexion, basée sur un diagnostic de la situation locale. Sont associés,  l’agriculteur, qui veut faire évoluer ses méthodes et ses outils, et ses supports techniques, qui l’aident à imaginer des alternatives, à les combiner, à les adapter, et à évaluer ce que ces alternatives lui feraient gagner (ou perdre), en termes économique, écologique, ou organisationnel. Ainsi l'agriculture raisonnée  résulte d’un travail collectif, dans lequel chaque partenaire (recherche, formation, ministères, développement agricole) a mis en débat ses connaissances et ses savoir-faire, pour construire un consensus.

Ce dialogue  allie de manière remarquable l'agriculteur et ses supports scientifiques et techniques. 

Le bruit et poussière: Intervention au cours de la période donnant la plus grande efficacité des produits. Ainsi la réduction des besoins en produits phytosanitaires, peut elle nécessiter des traitements de nuit.

L'engin de pulvérisation des produits herbicides et phytosanitaires, et à ses différentes composantes et systèmes:

  • localisation par GPS (20 cm près) pour la conduite de l'engin et l'autorisation des pulvérisations;
  • gestion des produits actifs et mouillants placés dans des réservoirs de stockage (détermination des quantités optimums: efficacité maximum pour une consommation minimum, absence de résidus ou traitement éventuel des résidus);
  • acquisition et affichage de la vitesse du vent, de la température et de l'hygrométrie de l'air, de l'humidité du sol, présence ou absence de soleil voire de lumière (travail de nuit);
  • choix du type et orientation des buses de pulvérisation "antidérive" dans l'optique d'obtenir une efficacité maximum pour des pertes de produits actifs réduites au minimum;
  • stabilisation des rampes portes-buses horizontalité et hauteur) de façon à toujours garantir la bonne orientation des buses donc l'atteinte des zones à traiter.

Bref un engin très sophistiqué, très couteux à l'achat et à l'entretien et dont l'usage se justifie par la volonté de disperser la totalité des produits de traitement sur les zones à efficacité maximum (terrain à la base des plantes, parties sensibles des plantes) et non dans l'air, en pure perte, ou de façon homogène et non raisonnée sur l'ensemble de la superficie de la parcelle. Bien que cette capacité ne soit pas requise sur les exploitations préservilloises, l'engin est capable de"savoir" où sont les mauvaises herbes. Il peut "savoir" aussi bien où, sur la parcelle, se trouvent les plants de la future récolte à traiter. Il le sait par ce qu'il a accès aux informations fournies par les photos aériennes et les photos satellite.

 Les agriculteurs de la CUMA Préserville savent, quant à eux, qu'ils travaillent de façon raisonnée et maîtrisée, dans le respect de l'environnement, et ils ont bien intégré la nécessité et la richesse du dialogue et de la communication. Ainsi  ils considèrent logique et intéressant de répondre aux questions et de fournir toutes explications souhaitées aux autres habitants du village et en particulier aux personnes vivants à proximité de leurs parcelles.